Un important exercice militaire baptisé « Jan-Feda-ye Iran » s’est tenu en Iran
Le grand exercice « Jan-Feda-ye Iran » s’est tenu vendredi matin à Téhéran et simultanément dans l’ensemble du pays, en présence de Massoud Pezeshkian, président de la République islamique d’Iran, de l’ayatollah Hossein Taeb, chef de l’Organisation de la mobilisation de la population (Bassidj), et du général de brigade Hassan Hassan-Zadeh, commandant du Corps Mohammad Rasoulollah de Téhéran.
En marge de l’exercice, Massoud Pezeshkian a déclaré aux journalistes que « nos vies sont sacrifiées pour le peuple et l’Iran ». Il a souligné que les responsables iraniens œuvraient « de tout leur être » pour le pays, tout en insistant sur la nécessité de préserver l’unité et la cohésion nationales. Selon lui, l’unité et la solidarité dans tous les domaines permettent de décourager l’ennemi.
L’exercice a réuni 313 000 membres des unités « Jan-Feda », qui ont défilé entre la place Imam-Hossein et la place de la Révolution, à Téhéran.
L’exercice « Jan-Feda » se poursuivra jusqu’à vendredi soir. Quelque 313 000 membres des unités « Jan-Feda » doivent y participer, organisés en groupes de 72 personnes.
Un véhicule de surface sans équipage (USV) baptisé « Fateh » ainsi que le système de guidage « Shahid Hemmati » ont également été présentés pour la première fois à cette occasion.
Une équipe de pilotes de parapente et de paramoteur appartenant à la brigade de sécurité du Corps Mohammad Rasoulollah de Téhéran a également pris part à l’exercice.
La campagne « Jan-Feda », présentée comme la plus importante mobilisation populaire de l’histoire des guerres
Lors de l’exercice « Jan-Feda », l’ayatollah Hossein Taeb, chef de l’Organisation de la mobilisation de la population, a déclaré que cette campagne constituait, selon lui, « une manifestation de la républicanité, de la résilience nationale et de la participation populaire à la défense et à la sécurité face aux menaces extérieures ».
Il a affirmé qu’elle représentait « la plus importante mobilisation populaire de l’histoire des guerres », estimant qu’il était rare qu’une population se mobilise de cette manière et manifeste volontairement sa disponibilité à combattre sur différents fronts.
Selon Hossein Taeb, la mobilisation de la population constitue un facteur de dissuasion face à l’ennemi et un élément de la victoire de la nation iranienne. Il a également présenté cette initiative comme un mouvement spontané, issu de la prise de conscience et de la mobilisation de la société, et comme une démonstration de la préparation de la population à consentir des sacrifices pour préserver le territoire, les valeurs religieuses et les objectifs de développement du pays.
Évoquant l’organisation des volontaires, il a indiqué que des centaines de milliers de personnes avaient été organisées dans le Grand Téhéran et que leur intégration au sein des bataillons et unités de défense avait commencé. Il a ajouté que des formations initiales et avancées dans différents domaines spécialisés, terrestres, aériens et navals, étaient également en cours afin d’atteindre un niveau élevé de préparation pour une défense globale.
Le chef de l’Organisation de la mobilisation de la population a par ailleurs annoncé l’extension progressive de ce mouvement à l’ensemble du pays. Selon lui, cette mobilisation populaire, lancée à Téhéran, doit progressivement s’étendre aux places et aux rues de toutes les provinces et villes iraniennes.
Abordant les difficultés rencontrées par les adversaires de l’Iran sur différents fronts, Hossein Taeb a déclaré que, contrairement aux premières estimations de ses adversaires, qui prévoyaient une défaite de l’Iran en quelques jours, la résistance de la société iranienne avait conduit à l’échec, selon lui, de l’armée américaine et d’Israël.
Il a également affirmé que la poursuite de cette résistance avait suscité, aux États-Unis, des critiques de l’opinion publique concernant les coûts et les pertes militaires engagés à des milliers de kilomètres du territoire américain, tout en réduisant fortement, selon lui, la capacité de résistance des adversaires.
Hossein Taeb a enfin déclaré que la République islamique d’Iran, en s’appuyant sur ses capacités populaires, défendrait fermement l’ensemble de ses capacités stratégiques et de ses points de passage défensifs, notamment le détroit d’Ormuz, et contraindrait finalement son adversaire à se soumettre.
