« Nous n’avons rien de nouveau à proposer » : les États-Unis ne pourront gagner la confiance de l’Iran qu’en appliquant ses sept conditions
Selon le groupe politique de l’agence de presse Defa Press, Mohammad Bagher Ghalibaf a rencontré, mardi après-midi 20 octobre, le commandant de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, en visite à Téhéran.
Évoquant les relations fraternelles entre l’Iran et le Pakistan, Ghalibaf a remercié le peuple et le gouvernement pakistanais pour leur soutien à l’Iran, notamment pendant la guerre et les négociations.
De son côté, le maréchal Asim Munir a transmis les salutations d’Ayaz Sadiq, président de l’Assemblée nationale pakistanaise, et de Shehbaz Sharif, Premier ministre du Pakistan. Il a également insisté sur la nécessité de poursuivre la coopération entre les deux pays.
En réponse aux questions du président du Parlement iranien concernant les échanges et les déplacements à la frontière entre les deux pays, Asim Munir a expliqué que les difficultés rencontrées étaient temporaires et d’ordre technique. Il a ajouté que la frontière entre l’Iran et le Pakistan avait rouvert ce jour-là.
Au cours de la rencontre, Ghalibaf est également revenu sur les négociations entre l’Iran et les États-Unis qui se sont tenues à Islamabad. Il a déclaré : « Là-bas, j’ai clairement expliqué au vice-président américain que la longue histoire des actions hostiles des États-Unis contre l’Iran, avant comme après la révolution islamique, nous avait conduits à un niveau de méfiance extrêmement élevé envers Washington. Aujourd’hui, la violation par l’administration Trump du mémorandum d’entente d’Islamabad, ainsi que ses menaces répétées, ont encore davantage renforcé cette méfiance. »
Ghalibaf a insisté sur le fait que l’Iran n’avait rien de nouveau à proposer et que les États-Unis ne pourraient gagner la confiance de Téhéran qu’en appliquant les sept conditions iraniennes présentées à New York.
Le président du Parlement iranien a enfin déclaré que son pays ne cherchait pas la guerre, mais qu’il était pleinement prêt à défendre sa patrie et sa dignité nationale.
« Les menaces et les mouvements militaires ne peuvent pas influer sur les décisions stratégiques de la République islamique d’Iran », a-t-il affirmé. Selon lui, ce sont les États-Unis qui, en raison d’erreurs de calcul et de leur décision de faire la guerre à l’Iran, se sont retrouvés dans une impasse. Il a conclu que Washington devait désormais prendre les mesures nécessaires pour en sortir.
