L’ancien président libanais : la résistance est la seule voie face à Israël
Dans un message de condoléances adressé aux familles des martyrs du sud du Liban, en particulier aux enfants innocents, Émile Lahoud écrit : « Il est désolant de constater que nous sommes contraints de répéter presque chaque semaine les mêmes propos, alors que l’Occident, et tout particulièrement les États-Unis, censés se porter garants des accords de cessez-le-feu, restent spectateurs passifs, tandis que ces accords demeurent lettre morte. »
Il a souligné que, depuis que l’on s’est assis à la table des négociations avec cet ennemi, celui-ci n’a cessé d’intensifier ses agressions – non seulement contre des civils, mais aussi par la mise à feu des terres, la destruction systématique et le rasement de villages entiers. « Cet ennemi, a-t-il poursuivi, n’a jamais renoncé à son expansionnisme et n’y renoncera pas, car il ne croit qu’à la loi du plus fort. »
L’ancien président a reconnu que ses propos pourraient déplaire à certains, notamment à ceux qui, pour des raisons de politique intérieure, s’efforcent de se convaincre que la capitulation devant cet ennemi, sous couvert de paix, serait une voie de salut.
Il a ajouté : « Si certains estiment que notre force réside dans notre faiblesse et dans l’acceptation du rapport de force actuel, qu’ils consentent au moins à la revendication minimale, à savoir revenir à la situation qui prévalait au moment de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, et non pas continuer à subir passivement la politique de la terre brûlée qu’Israël mène délibérément. »
Enfin, Émile Lahoud a insisté sur le fait que les sionistes cherchent à nous dépouiller de notre statut de « pays de résistance », un titre que les populations du Sud ont forgé de leurs propres sacrifices et de leur sang versé.
