Le général Safavi : « Les forces armées iraniennes sont au sommet de leur puissance »
D’après le correspondant de Defa Press chargé des questions de défense et de sécurité, le général de division Seyyed Yahya Safavi, assistant et conseiller principal du Guide suprême, s’exprimait lors de la cérémonie de présentation de l’ouvrage Les Émigrants porteurs de lumière, consacré à la vie des martyrs Mohammad et Gholamreza Mohajerani. Organisée dimanche matin à l’Institut de recherche sur la Défense sacrée, la cérémonie s’est déroulée en présence des familles des deux martyrs.
Rendant hommage à leur mémoire, Safavi a déclaré : « Nous avons fait un pacte avec les martyrs et nous leur resterons fidèles jusqu’au bout. »
Les martyrs, toujours présents dans la vie des vivants
Le général Safavi a poursuivi en évoquant la place spirituelle des martyrs dans la tradition religieuse iranienne. « Nous ne savons pas de quelle subsistance ils bénéficient dans l’au-delà. Les martyrs nous voient, mais nous ne les voyons pas. Dieu leur a accordé la possibilité d’intervenir concrètement dans les affaires de ce monde », a-t-il affirmé.
Selon lui, les martyrs disposent dans l’au-delà d’une liberté d’action plus grande que dans le monde terrestre. Ils peuvent, a-t-il soutenu, aider leurs enfants et leurs familles à surmonter leurs difficultés. Il a également évoqué les jeunes qui se rendent sur leurs tombes et qui, selon lui, y trouvent une aide pour résoudre leurs problèmes.
Insistant sur le caractère à la fois personnel et spirituel du sacrifice, Safavi a déclaré que le martyre relevait d’un engagement qui se construit et d’un choix, et qu’un pacte réciproque unissait les martyrs à Dieu.
Il a également cité le général Qassem Soleimani, ancien commandant de la Force Al-Qods, tué en janvier 2020 : « Un martyr doit déjà l’être avant sa mort », expliquait Soleimani, selon Safavi, ce qui signifie qu’il doit avoir vécu conformément aux valeurs du martyre avant de pouvoir être accepté par Dieu.
Transmettre les valeurs des martyrs à la jeune génération
Le conseiller du Guide suprême a présenté la formation de la jeunesse comme l’une des principales responsabilités de la société iranienne. Il a rappelé que la population du pays comptait 38 millions d’habitants au début de la guerre Iran-Irak, qui a duré huit ans, contre environ 90 millions aujourd’hui. Plus de 58 % de la population serait constituée de jeunes qui n’ont pas connu cette première guerre.
« Nous devons former ces jeunes et nous efforcer de leur transmettre les idées, la pensée, les qualités et les valeurs morales des martyrs », a-t-il déclaré, citant notamment les livres comme moyen de transmission.
Safavi a souligné que l’écriture était une tâche difficile qui exigeait du talent. Il a estimé que les valeurs et le comportement des martyrs devaient être transmis aux jeunes dans tous les milieux : au sein de la famille, sur le lieu de travail et sur le front.
Le courage, une condition du combat
Évoquant les exigences du combat, le général Safavi a affirmé que la guerre nécessitait des personnes courageuses et que le front n’était pas un lieu pour les personnes craintives. Il a cité l’ayatollah Rouhollah Khomeini, fondateur de la République islamique, ainsi que le Guide suprême qu’il a désigné comme le « Guide martyr », en soulignant leur courage.
Il a ensuite évoqué la personnalité de l’ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei, qu’il a présenté comme un dirigeant courageux et puissant. « Je l’ai vu à trois reprises sur le front. Les fils de notre Guide martyr se trouvaient en première ligne. Seyyed Mojtaba Khamenei est très courageux et puissant ; il a grandi et a été formé auprès de notre Guide martyr », a-t-il déclaré.
« Les martyrs ont sauvé l’Iran »
Safavi a insisté sur le fait que les martyrs demeuraient présents dans la mémoire collective et continuaient d’exercer une influence spirituelle. « Chacun des martyrs est une lumière qui ne s’éteint jamais. Le martyr est vivant et continue de rayonner ; il illumine les cœurs. Les martyrs poursuivent leur chemin et continuent d’agir », a-t-il affirmé.
Il a ensuite déclaré que les martyrs avaient sauvé l’Iran : « Sans eux, l’Iran n’existerait pas. » Évoquant les victimes des conflits récents, il a affirmé qu’elles avaient tenu tête à ce qu’il a qualifié de « deux grands démons » et de « deux maux absolus », désignant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.
Des adversaires qui sous-estimaient la résistance iranienne
Le général Safavi a déclaré que les adversaires de l’Iran s’attendaient à pouvoir mettre le pays à genoux en quelques jours. Pourtant, selon lui, la population a résisté jour et nuit, tandis que le gouvernement et les forces armées se trouvent aujourd’hui au sommet de leur puissance.
« Les Américains savent eux-mêmes que nous sommes pleinement puissants et prêts à faire face. Le peuple et les forces armées, notamment l’armée régulière, restent debout », a-t-il affirmé.
Évoquant les récents exercices militaires, Safavi a indiqué que 313 000 personnes avaient participé à des rassemblements à Téhéran. Selon lui, les adversaires de l’Iran ont pu observer ces scènes, qui témoigneraient de la mobilisation nationale.
Il a décrit les Iraniens comme un peuple combatif, courageux et animé d’un esprit héroïque, doté d’un leadership qu’il considère lui-même comme courageux. Il a également souligné que les femmes et les enfants iraniens avaient, à ses yeux, fait preuve de courage.
L’Iran face aux États-Unis et à Israël sur la scène internationale
En conclusion, le général Safavi a évoqué l’influence de l’Iran sur les équilibres internationaux. Il a rapporté que des interlocuteurs venus d’un pays occidental lui avaient déclaré que l’Iran était le seul pays à tenir tête aux États-Unis.
Selon le récit qu’il en a fait, ces interlocuteurs estimaient que personne n’osait auparavant s’opposer aux États-Unis et à Israël, qu’il a présentés comme deux puissances nucléaires. Safavi a conclu en affirmant que l’Iran avait néanmoins résisté avec force face à ces deux adversaires.
